DU 30/10/2019 AU 05/01/2020

MUSÉE COURBET

L’exposition de clôture du Bicentenaire met à l’honneur deux grands peintres, deux générations qui se succèdent et qui – de la rupture des codes artistiques par Courbet aux paysages rythmiques de Ferdinand Hodler (1853-1918) – illustrent les mutations esthétiques de l’histoire de l’art européen au XIXe siècle.

Lorsque Courbet arrive en exil en Suisse en juillet 1873, Ferdinand Hodler, âgé de vingt ans, est à Genève depuis deux ans et les deux artistes vont évoluer dans les mêmes cercles d’amis autour du peintre Barthélemy Menn, professeur de Hodler, et surtout proche de la famille Bovy. Les membres de celle-ci sont liés depuis longtemps à Courbet. Ce dernier réalise durant l’exil le portrait de Marc-Louis Bovy (fusain) et Hodler se liera d’amitié par la suite avec Auguste Baud-Bovy. Au-delà des rencontres amicales, Courbet et Hodler partagent les idéaux républicains des Bovy qui vont jusqu’à vivre selon la philosophie fouriériste, ayant transformé leurs propriétés de Gruyère et de Genève en familistères.

Le lien artistique entre Gustave Courbet et Ferdinand Hodler se noue dans les premières années d’étude de ce dernier. Ils exposent ensemble à plusieurs reprises en Suisse en 1874, 1876 et 1878. Plus tard, Hodler s’affranchit de l’exemple de Courbet pour articuler son œuvre autour d’un principe de composition qui met la répétition et la symétrie des formes et des couleurs au centre de tout : le parallélisme. Ce principe érigé en doctrine vaudra à Hodler l’admiration des plus grands peintres de l’avant-garde contemporaine, Kandinsky le premier. Mais une constante reste commune chez les deux peintres, leur intérêt pour les autoportraits, la nature et la promotion de leur art.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant : https://musee-courbet.doubs.fr