L’exposition au Musée de la lunette « 300 ans d’histoire de l’horlogerie du Haut-Jura » met en lumière les savoir-faire des maîtres du temps. Elle est à découvrir jusqu’au 15 mars 2020.

Le besoin de mesurer le temps est très ancien, les Romains avaient déjà découpé le jour et la nuit en heures. Les horloges mécaniques existent depuis la fin du Moyen Age. Au fil du temps, les techniques et les formes ont évolué. Des mécanismes de grandes dimensions ornent les clochers des églises et des horloges plus petites sont installées dans les maisons, preuve de réussite sociale. 

Au départ les ateliers de création les plus actifs étaient situés à Londres, Paris, Nuremberg, Augsbourg et plus tard Genève. Ce savoir-faire horloger s’est développé ensuite dans le Haut-Jura. L’habileté des artisans locaux, habitués à travailler le fer pour les clouteries a sans doute facilité son implantation dès le 17ème siècle. 

L’histoire de l’horlogerie du Haut-Jura a débuté d’abord à Morbier, la production se répand rapidement dans les communes voisines. Les ateliers sont familiaux et la plupart des pièces sont fabriquées à la main par des artisans. A la fin du 18ème siècle on estime la production d’horloges comtoises à 4 000 mécanismes par an. 

Arrivée de l’émail dans le monde de l’horlogerie
Dès les années 1750 les horloges s’équipent de cadrans en émail importés de la Suisse. Une vingtaine d’années plus tard, les techniques de l’émaillage deviennent une spécialité morézienne.

Grâce à l’Association « Horlogerie Comtoise » et aux prêts consentis par différents partenaires, de nombreuses horloges ont pu être réunies au Musée de la lunette.

L’exposition retrace les techniques et les évolutions de ces pièces d’exception et notamment du savoir-faire haut-jurassien.

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