GEORGES FOCUS ET LA COLLETION D’ART BRUT
DE FRANCOISE ET JEAN GRESET
JUSQU’AU 9 JUIN 2019

“Membre de l’Académie royale de Peinture et Sculpture, Georges Focus est interné aux Petites Maisons en 1684 pour y passer vraisemblablement le reste de ses jours. Bénéficiant d’une rente et d’une petite fortune personnelle, il peut jouir de conditions d’internement plus favorables, notamment d’une chambre assez vaste qui lui permet de continuer à produire. Ses dessins de moyen format mêlent à la fois maîtrise des canons académiques du dessin et une inspiration endémique qui balaie les barrages de la raison. Sa glossolalie, ses saynètes drolatiques, ses néologismes crus et poétiques, son esthétique carnavalesque et picaresque, sa science du montage entrent constamment en collusion avec ce qu’il a appris au contact des principaux artistes du Grand Siècle notamment dans l’atelier de Le Brun. De ce choc naît une des productions les plus atypiques du XVIIe siècle à l’origine de cette exposition. Afin de montrer toutes les ambiguïtés de l’artiste et d’éprouver la thèse d’un art brut avant la lettre, pour la première fois, le musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon souhaite confronter Georges Focus avec quelques figures de l’art brut et ses apparentés. Plus que forcer l’histoire, les parallélismes entre les œuvres ont été pensés selon la logique des expositions surréalistes et des voisinages qui n’hésitent pas à faire de ses créateurs hors normes des désaxés magnifiques.

Jean Greset, qui a longtemps dirigé une galerie à Besançon, s’intéresse depuis une vingtaine d’années à l’art brut. Collectionneur infatigable, il a réuni avec son épouse plus de trois cents œuvres d’une grande qualité. Certains artistes de sa collection ont été adoubés par Jean Dubuffet, d’autres, plus indépendants et parfois inclassables, relèvent de l’art singulier ou de l’outsider art. Près de 35 artistes intervenants sur des supports parfois très différents de ceux employés par Georges Focus, transforment l’exposition en une sorte de cadavre exquis et bouleversent les limites de l’histoire de l’art et la chronologie grandement admise.” (Source : site internet du mbaa)

« Exposition organisée par la Ville de Besançon
en partenariat avec les Beaux-Arts de Paris »