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Le musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier consacre sa grande exposition annuelle au peintre jurassien Pierre Klemczynski (1910-1991), du 11 juin au 6 novembre 2016, 27 ans après sa dernière rétrospective.

La carrière internationale d’un artiste figuratif
70 huiles et dessins créés de 1927 à 1980 retracent la riche carrière nationale et internationale de cet artiste figuratif, lauréat du prix d’expression des musées nationaux en 1949, du prix de la Critique, équivalent au Goncourt en littérature, en 1972, et du prix Léonard de Vinci en 1973.

Sept thèmes chers à l’artiste pour structurer l’exposition
Le parcours propose, à travers sept thèmes de prédilection de l’artiste – Portraits, Paris et sa banlieue, Marines et rivières, Le Jura, Intérieurs, Natures mortes, Poupées – d’approcher l’évolution stylistique de l’artiste.
Procédant par superposition des couleurs, le peintre travaille en demi-teintes, recherchant l’harmonie des tons et l’épure du trait. Ses paysages urbains comme ses intérieurs sont dépourvus de présence humaine, sous-entendue dans pratiquement toute son œuvre, et mène les critiques à évoquer Maurice Utrillo (1883-1955) ou Jean-Siméon Chardin (1699-1779) lorsqu’ils décryptent son travail.

Des influences multiples
Il suit les cours de l’école de Saint-Germain-en-Laye puis de la Grande Chaumière après avoir découvert, enfant, les reproductions d’œuvres de maîtres flamands et hollandais appartenant à son père et conservées dans une boîte au grenier. Le regard d’un autoportrait de Rembrandt (1606-1669) va déterminer sa carrière.
Travaillant comme décorateur à la Comédie française sous la direction notamment de Raoul Dufy (1877-1953), il expose pour la première fois au Salon des indépendants en 1935. Sa rencontre avec le critique d’art Georges Giraudon à la fin des années 40 aboutit à la création avec quelques artistes de l’Ecole de la Bastille, qui marque de façon durable son appréhension des paysages urbains.
En 1954, il participe à une exposition collective au Japon des Jeunes peintres figuratifs français, et en 1961 le jury de la Nouvelle Critique Cinématographique acquiert sa toile L’église de Vescles pour l’offrir comme prix à François Truffaut. En 1968, la galerie Durand-Ruel l’honore d’une rétrospective.

Des œuvres inédites
L’exposition du musée de Lons-le-Saunier présente des œuvres inconnues du grand public, comme certains portraits familiaux ou autoportraits. Des dessins de son adolescence, des archives familiales, des dessins préparatoires soigneusement conservés, permettent d’appréhender de manière complète la technique de l’artiste, basée sur le dessin, élément au cœur de son processus créatif.

Klemczynski et le Jura
Un accent particulier est porté sur les liens entre Klemczynski et le Jura. L’artiste déclare en effet en 1972 : « Je fais un peu corps avec ce pays qui est le mien. Et j’avoue que j’ai un choc dans le Jura, parce que le Jura est très varié ».
Le peintre né à Saint-Claude habite ainsi quelques années à Saint-Didier et à Courlans, après une enfance parisienne, et peint régulièrement sites et paysages jurassiens. Mais surtout, il expose tous les ans à partir de 1949 et jusqu’en 1986 à Lons-le-Saunier ses toiles récentes, avant de les présenter dans les salons et galeries parisiens.

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