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Deux expositions monographiques sont présentées au Frac Franche-Comté du 29 mai au 18 septembre, dédiées à des artistes femmes .
Comme leur titre l’indique, elles ont toutes deux à voir avec la question du temps, problématique qui est depuis 2006 au coeur du projet artistique du Frac Franche-Comté.

“à rebours” présente le travail de l’artiste d’origine équatorienne Estefanía Peñafiel Loaiza dont l’oeuvre se construit autour des notions de mémoire et d’oubli, d’apparition et de disparition. Elle est le fruit de manipulations troublantes du temps, de tentatives d’inversion de son cours.
L’exposition qui lui est consacrée par le Frac fait écho à oeuvreuses, une proposition de l’artiste pour une commande publique à Chalezeule – commune située à proximité de Besançon – visant à rendre hommage aux femmes que l’histoire oublie toujours à l’issue des conflits. En s’attelant à l’improbable entreprise de donner corps et identité aux oubliés et aux insignifiants, en tentant d’inverser le cours du temps à des fins mémorielles, l’oeuvre d’Estefanía Peñafiel Loaiza est à la fois universelle et empathique.

“Vingt mille jours sur terre” propose une traversée de l’oeuvre de Nathalie Talec débutée il y a plus de trente ans, une oeuvre incroyablement hybride dont les dénominateurs communs sont l’obsession de l’artiste pour le froid, la neige, la perception. L’artiste choisit ses références aussi bien dans l’art, le kitsch ou le décoratif et explore des formes variées telles que la peinture, la photographie, la sculpture, l’objet décoratif, la vidéo, l’installation et la performance. Mais ce qui ressort plus encore de cette exposition, qui comme l’indique son titre témoigne d’une vie d’artiste dans sa globalité, c’est que pour Nathalie Talec, artiste tombée très tôt dans la neige, l’art est en soi une aventure, une prise de risques, une façon de se positionner et de s’orienter dans le monde, une forme de résistance et aussi un refuge. De tout cela, son oeuvre, qui prend prétexte du thème du froid et de l’expédition polaire, est en réalité la métaphore.

FRAC_dossier pédagogique_expos mai et sept 2016